03/10/2017

En une décennie, 18 villes ont renoncé à organiser des corridas... Chaque année, les bilans s'alourdissent, et de plus en plus de spectateurs désertent les gradins.

Alliance anti-corrida

2017

  • Nîmes : feria des Vendanges : « Avec 28 000 spectateurs; pour une capacité de 65 000 places dans les arènes, les corridas ont enregistré des audiences à la limite de la confidentialité. » (Midi Libre, 19 septembre)
  • Béziers : « Aucune corrida n’a réussi à remplir plus d’une demi-arène. Une désaffection du public qui pose de nombreuses questions. Il est fort possible que le format de quatre corridas soit revu pour 2018. » (Midi Libre, 21 août)
  • Nîmes : 3 500 spectateurs pour la première corrida de la feria de Pentecôte et 4 000 pour la corrida de clôture. (Midi Libre, 06 juin)
  • Palavas, le Grau-du-Roi : après 16 autres villes du Sud, Palavas et le Grau-du-Roi abandonnent les corridas !

2016

  • Rieumes, une ville de sang disparaît de la carte ! Manque de spectateurs, donc de recettes, trop de frais et diminution des subventions... Il n'y aura donc plus de corridas en Haute-Garonne en 2016 !
  • Nîmes : la feria de Pentecôte de enregistre une baisse sensible de la fréquentation : 62 105 billets vendus en 2015 contre 57 509 (Midi Libre, 21 mai).
  • Béziers : 25 % de baisse pour la feria d'août, par rapport à l’année précédente. Lire Midi libre.
  • Bayonne : la fréquentation des corridas s’établit à 25 461 entrées payantes soit une baisse de 17 % (délibération municipale).
  • Dax : deux corridas ont enregistré une baisse de fréquentation, ce qui a fait chuter les recettes de 51 790 € (délibération municipale).

2015

  • Nîmes : Simon Casas, délégataire des arènes de Nîmes réduit le nombre de spectacles tauromachiques. Pour 2015, on passe de dix-huit corridas à treize, soit environ 30 % de moins (Midi Libre, 14/10/2014)
  • Pentecôte 2015 : deux corridas de moins qu'en 2014, et trois de moins qu'en 2012 !
  • Parmi les personnes interrogées par La Gazette, moins de monde déclare vouloir assister aux corridas : (10 % en 2015, pour 20 % en 2014).
  • Palavas : suppression d’une corrida (deux au lieu de trois) liée à la baisse de fréquentation de 2014.
  • Arles : à peine 3 500 spectateurs remplissaient l’amphithéâtre le lundi de la feria pascale.
  • Bayonne : la fréquentation des corridas s’établit à 30 877 entrées payantes (délibération municipale).
  • Hagetmau : le comité des fêtes a voté la suppression de la deuxième novillada piquée, rendez-vous traditionnel du lundi des fêtes d'Hagetmau. L'argument avancé est d'ordre budgétaire, avec un déficit accusé cette année sur les deux novilladas de la feria.

2014

  • Cazaubon (Gers) : la municipalité refuse de voter une aide financière pour combler un déficit de 7 000 €.
  • Nîmes : « On pourrait vendre plus mais il n'y a pas la demande » reconnait Simon Casas, délégataire des arènes de à propos de la feria de mai. Et celle des Vendanges n'a pas effacé la déception du Printemps : « Les arènes ont connu plusieurs entrées faibles » écrit Midi libre. La Coordination des clubs taurins nîmois évoque 8 000 spectateurs en moins, et des effectifs moindres dans les écoles taurines.
  • Béziers : on constate une baisse de 6 % dans la vente de billets pour les corridas d’août et le délégataire des arènes est forcé d’admettre : « Les organisateurs souffrent. Bayonne a enregistré seulement 8 000 entrées payantes pour deux corridas. »
  • Soustons : les festivités du Centenaire des arènes ont conduit à un déficit de 80 000 euros et la novillada de St-Paul-les-Dax n'aura pas lieu en 2015 !

La corrida sévit encore dans onze départements qui en tirent de la fierté et y voient un atout. Le tourisme est l’argument phare invoqué pour justifier la poursuite de traditions inacceptables. Or, vous et votre famille, avez le droit d'éviter les lieux où perdure la barbarie. Avec nous, et comme plus de 11 700 signataires, prenez la décision de ne plus alimenter le commerce de la souffrance et de la honte et dites-le aux élus des communes concernées sur villes-taurines.fr