23/02/2020

stop à l'abattage rituel !

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Alors que la maltraitance animale est au cœur des débats parlementaires, certains sujets comme l'abattage rituel halal et casher sont soigneusement écartés. Les animaux sont saignés en pleine conscience, sans insensibilisation préalable et leur agonie peut durer jusqu'à 14 minutes selon l'INRAE, en particulier chez les bovins qui ont un système d’irrigation cérébrale particulier.

L'immense majorité des autorités scientifiques s’accordent pour reconnaître l’extrême douleur ressentie par les animaux lors de l’égorgement à vif. Sur les 240 abattoirs agréés par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, 150, (soit 62 %) ont une dérogation au principe général d'étourdissement des animaux avant leur saignée autorisée par les règles françaises et européennes.

Une exception qui ne saurait devenir la règle puisque le 17 décembre 2020, la Cour de justice de l’Union Européenne a clairement précisé qu’un État membre pouvait, au nom du bien-être animal, imposer l’étourdissement des animaux lors d’abattages rituels. De plus, il existe des méthodes d’étourdissement dites « réversibles », compatibles avec les rites religieux qui rendent l'animal momentanément insensible à la douleur. Enfin, le Coran n'impose nulle part d'égorger l'animal en pleine conscience. Et, dans la communauté juive, une réflexion est en cours pour accepter certaines méthodes d'insensibilisation.

Pour pallier l’incurie du Gouvernement, l'Alliance Anticorrida et l'Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs (OABA) engagent une campagne inédite dans 10 grandes villes de France. À Paris, Bordeaux, Rennes, Lille, Lyon, Toulouse, Marseille, Nice, Montpellier et Nîmes, 840 panneaux publicitaires sont déployés du 23 février au 2 mars. Durant deux mois, une vaste offensive digitale est mise en œuvre par un prestataire spécialisé, avec pas moins de 10 millions de vues sur les réseaux sociaux.

Il s’agit de sensibiliser le grand public à la cruauté d'un tel mode d'abattage mais également de l'informer sur la provenance de la viande. Car certains morceaux d'animaux abattus rituellement sont injectés dans le circuit conventionnel, sans aucune mention du mode d’abattage. Le consommateur achète donc, à son insu, de la viande provenant d’un animal égorgé à vif.

L'Alliance Anticorrida et l'OABA demandent « l’obligation de l'étourdissement » comme c’est le cas en Belgique, au Danemark, en Suède, en Finlande, en Slovénie, en Norvège, en Suisse et même dans certains pays majoritairement musulmans (Indonésie, Jordanie ou Arabie Saoudite.

Les images insoutenables tournées par L214 ont suscité révolte et colère dans l’opinion publique. Elles sont déjà oubliées. Mais pour les bêtes, l'enfer, c'est au quotidien...

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