Après Pérols et La Brède, où l’Alliance Anticorrida a obtenu l’annulation de projets de réimplantation de corridas, c'est Palavas-les-Flots qui a été dans notre viseur.
Une corrida y était annoncée, le 10 octobre 2026, dans les arènes municipales. Le maire, Christian Jeanjean, affirmait ne pas être partie prenante de cette organisation, les arènes étant exploitées dans le cadre d’une délégation de service public, confiée à Vincent Ribera organisation.
Mais une délégation ne dispense pas le maire d’exercer ses responsabilités. Le 26 août, Me Belaïche, avocat de l’Alliance Anticorrida, lui a demandé d’interdire le spectacle.
Face à son mutisme, l'Alliance Anticorrida a déposé deux requêtes devant le tribunal administratif de Montpellier. La décision rendue par le juge des référés stipule que le maire de Palavas-les-Flots devra agir en usant de ses pouvoirs de police afin d’empêcher la tenue de la corrida prévue le 10 octobre 2026 dans un délai de sept jours. De plus, la commune de Palavas-les-Flots devra verser à l’Alliance Anticorrida la somme de 1 000 euros.
De facto, aucun club ou organisation, quelle qu'elle soit, ne peut y donner ce type de spectacle. L’organisation d’une corrida doit être regardée comme constituant un mauvais traitement volontaire envers des animaux réprimé par l’article 521-1 du code pénal, sauf lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée.
#VICTOIRE ! Après #Pérols et La Brède, l’Alliance @Anticorrida fait interdire la corrida prévue @palavas le 10 octobre par le juge du tribunal administratif. pic.twitter.com/ikpPyEBnxB
— Alliance Anticorrida (@Anticorrida) September 24, 2026