27/04/2016

Stop aux dons pour l'unicef !

Alliance Anti-corrida

Le 22 février 2016, l'Unicef France a confirmé le label « Ville amie des enfants » à Nîmes jusqu'en 2020. Selon Unicef France : « Ce n'est pas un label que nous accordons comme ça. Il s'agit de la reconnaissance d'une démarche en faveur des droits de l'enfant et d'un encouragement pour le développement d'initiatives innovantes et d'actions de sensibilisation. » Midi Libre 23 février 2016.

Comment confirmer une telle reconnaissance à une ville qui organise régulièrement des stages d'initiation à la tauromachie dédiés aux enfants et qui les invite à des corridas ? Comment confirmer un tel label à une commune qui a convié les établissements scolaires de la ville, dont des maternelles, à une exposition au cours de laquelle les enfants ont eu à voir des scènes d'une violence rare ?

Enfin, comment l'Unicef peut-il ignorer que le Comité des droits de l'enfant de l'ONU a expressément demandé à cinq pays, dont la France, de tenir les enfants à l'écart de la corrida, le 29 janvier 2016 ?

Interpellés par les nombreux adhérents à l'Alliance Anti-corrida, l'Unicef n'a montré que mépris et dédain, les renvoyant à une réponse type publiée en 2010 ! Et ce, malgré l'indignation de quelques dirigeants de comités départementaux que nous remercions.

Plus de 500 personnes ont déjàdemandé à l'Unicef de retirer cette honteuse caution et ont transféré leurs dons à d'autres ONG plus respectueuses des droits des enfants !

Constatant que la mobilisation n’avait pas faibli, Sébastien Lyon, directeur général, a proposé un rendez-vous à Claire Starozinski, lui assurant qu’ « une réponse à l’Alliance Anticorrida [était] à la signature du président, ainsi qu’un courrier à l’intention du maire de Nîmes. Le nombre de mails reçus de votre Alliance a été très conséquent ».

Laurent Bodin, l’un des vice-présidents de l’association, et le Dr Richier, du Protec ont donc été reçus au siège parisien. « Le label exprime que nous sommes présents dans le cadre d’un partenariat pour faire avancer la cause des enfants. » a affirmé Sébastien Lyon, dont la méconnaissance des recommandations de l’ONU a sidéré ses interlocuteurs.

Le panneau « Ville amie des enfants » implique un engagement. Comment peut-il être attribué à des communes qui bafouent les critères définis par la Convention des droits de l’enfant, qui préconise d’interdire l’accès des corridas aux plus jeunes ?

Le partenariat avec Nîmes ne sera pas remis en cause ! Il ne reste plus qu’à tirer toutes les conséquences de pareille attitude et à le faire savoir à Unicef France.