08/2008

le cas michelito...

Alliance anti-corrida

Michelito Lagravère vit au Mexique où aucune loi n’interdit aux enfants de toréer. Il a tué son premier taureau à 6 ans ! À Fontvieille, le 4 août 2007, après avoir posé plusieurs banderilles il s’était fait renverser...
S'appuyant sur la mise en danger d’autrui, Claire Starozinski, présidente de l'Alliance Anticorrida avait fait annuler ses deux corridas les 1e et 2 août 2008, à Fontvieille et Arles.

Le 6 juillet 2014 Michelito (16 ans) fait son retour en France à Eauze. Contre toute attente, les autorités interprètent la loi au gré de leur bon vouloir. Le procureur d'Auch refuse d'intervenir et le préfet du Gers ne daigne pas répondre.

La Direction du Travail de la région Midi-Pyrénées considère que les dispositions du Code du travail ne s'appliquent pas à la prestation du mineur torero et réfute la notion d'« abattage » mais oublie l'interdiction d'exposer les jeunes à des représentations à caractère violent...

Point n'est besoin pourtant de textes législatifs pour comprendre que la corrida est un acte violent comportant un abattage final. Face à cet inextricable faisceau de dérogations à portée variable, l'Alliance Anticorrida a contesté cette décision inacceptable dans un état de droit devant les tribunaux compétents ! Réponse en 2015 !


autres enfants toreros

Alliance anti-corridaDès 1996, l’Alliance Anticorrida a fait éclater le scandale des enfants toreros avec les prestations de El Juli, 12 ans, et Andy Cartagena, 15 ans. Des affaires qui se sont soldées par la condamnation de Robert Pilès, directeur des arènes de Nîmes, pour infraction à la législation du travail, et l’interdiction de toréer pour Andy Cartagena et El Juli sur le sol français jusqu'à l'âge légal.

Le Code du travail interdit aux moins de seize ans de se produire dans une entreprise de spectacles et d'affecter les jeunes de quinze ans au moins et de moins de dix-huit ans à des travaux les exposant à des actes ou représentations à caractère pornographique ou violent et à des travaux d'abattage, d'euthanasie et d'équarrissage des animaux, et des travaux en contact avec des animaux féroces ou venimeux.

Malgré ce, les organisateurs n’hésitent pas à passer outre car le public a besoin de sensations de plus en plus fortes. L’arène n’est-elle pas l’ultime endroit où l’on peut encore, en toute légalité, se délecter de la mort de l’animal et parfois en prime de celle d’un homme ?

Photo : El Juli - 12 ans - Nîmes, septembre 1995


les écoles de tauromachie

Des « écoles » enseignent aux enfants, dès six ans, l’« art » de torturer et de mettre à mort. Les pouvoirs publics leur distribuent, ainsi qu’aux organisateurs de corridas plusieurs millions de subventions sortis tout droit de la poche des contribuables ! Les trois plus importantes se situent à Nîmes, Arles et Béziers.

La loi est telle que, dans une zone de tradition locale ininterrompue, n’importe qui peut tuer un veau dans des conditions effroyables. Des enfants se font la main, l’épée entre, ressort, on se met à plusieurs pour achever l’animal et l’agonie a lieu dans un bain de sang.