14/02/2020

Connaissez-vous le bistournage ?

Alliance Anti-corrida

Dans cinq départements, (Aude, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault et Vaucluse) on pratique le « bistournage », une opération durant laquelle un taureau, entravé et immobilisé, subit, sans aucune anesthésie, une castration à vif en présence d'amateurs et d'amis de l’éleveur.

Même la presse locale fait état du « supplice de la pince » et des « instruments de torture »...

La documentation rédigée par l'Institut de l'élevage affirme que « la castration des bovins est source de douleur pour les animaux », et que « la castration à la pince entraine une douleur aiguë et intense lors de la castration ».

Aussi, la souffrance des bovins lors du bistournage oblige l'éleveur à prendre ses dispositions pour qu'un vétérinaire soit présent aux fins de réalisation de l'anesthésie et de toute prescription pré et post-intervention. Sauf à occasionner les mauvais traitements réprimés par la loi.

Malgré les nombreuses interventions de l’Alliance Anticorrida et de l'Œuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs, le bistournage est toujours en vigueur dans plusieurs élevages. Le ministère de l’Agriculture a pourtant, et à plusieurs reprises, appelé « l’attention des directions départementales de la protection des populations concernées sur la nécessité de contrôle de cette pratique »...

Bien que n'étant pas opposées aux traditions camarguaises, l’Alliance Anticorrida et l'Œuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs agissent contre toute pratique ou spectacle qui portent atteinte à l’intégrité des animaux.

De ce fait, les deux associations ont déposé plainte auprès des procureurs de la République de Nîmes et de Tarascon contre deux éleveurs pour mauvais traitements, le bistournage contraignant les taureaux à subir des souffrances et des douleurs parfaitement évitables.